Mardi 6 mai 2008

Quand…

 

 

Quand mes mots sont émotions

Que ma feuille boit mes sentiments

Que les lettres dégringolent prestement

Comme la sueur perle de mon front

 

Quand je fais rougir du sang de mes pensées

La page encore vierge de mon cahier

Que mes belles envies, ma soif de bonheur

Disparaissent, solubles dans les larmes de mon cœur

 

Quand de mes veines intarissables,

Des rivières d’encres jaillissent en torrent

Et creusent dans l’élan de leurs flots déchaînés

Mes douloureux écris, en calligraphie appliquée

 

Alors je le sais, seule toi peux me sauver

Tu es la seule qui puisse m’éviter de sombrer

Dans les affres de mes plus tortueuses idées

Toi, c’est ma douce Lilou… c’est mon bébé

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Lundi 28 avril 2008

Et si un jour…

 

Et si un jour, je devenais fou !

 

Avec un grain de folie tellement installé

Que je préfère la discussion avec mes amis

A la contemplation d’un écran plasma

 

Que mon état de démence avancé

Me pousse à opter pour des jeux avec ma fille

Au lustrage et à l’admiration de ma voiture

 

Que mon incroyable inconscience coupable

M’entraîne à apprécier une omelette conviviale

Au détriment de l’admiration de mon livret A

 

Que la dégradation de mes derniers neurones

Me laisse croire dans l’humanité des gens

Au point d’en oublié de ne penser qu’à moi

 

Si un jour, je sombrais dans cette folie

Je ne vous demanderais pas de me comprendre

Juste de faire l’effort de ne pas me juger

 

Car cette maladie se soigne trop facilement

Ce que vous voyez comme une aliénation

Moi je nomme cela simplement être VIVANT


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Samedi 26 avril 2008

Préliminaires :

 

L’effleurement de la pointe de ma langue, précis

Le toucher du bout de mes doigts, créatif

Un frisson qui court sur ta peau, exquis

Des spasmes qui secouent ton corps réceptif.

 

Ils sont beaux ces moments d’avant

Temps d’intense attention de l’autre

J’aime ces minutes sans temps

Pas de début, de fin, le plaisir, rien d’autre

 

On ne parle pas ; on ne parle plus

Les caresses questionnent, le corps répond

Une conversation avec toute la douceur due

Des échanges de deux êtres en fusion

 

Et quand sous la chaleur de mes baisers,

Je vois ton regard puis tes yeux chavirer

Amoureusement, je note le signe annonciateur

D’un futur et intense tsunami intérieur

 

Il est, je pense, alors temps

De changer, de t’aimer autrement

De ne plus être le doux artisan tactile

Et de devenir l’Homme, l’amant virile


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Mardi 22 avril 2008

L’alarme amoureuse,

 

Au coin de ton œil, doucement, elle est née

Sur ta jolie joue, longtemps, elle a cheminé

Et sur tes lèvres, amoureusement, elle s’est posée

La douce larme, la fine fleur de rosée

 

Ce cristal qui roule comme une perle,

Cette goutte de diamant éternel,

Ne vous en alarmer pas de trop

Car elle est tout, sauf fruit de sanglots

 

Et si tes joues se sont empourprées,

Si tes yeux, trop fortement, ont brillé

Ce n’est pas affichage de tristesse

Mais juste un trop plein d’ivresse

 

Cette joie qui nous remplie, immense

Cette vague qui vous chavire, intense

Ce bonheur simple, qui se résume d’un regard

Celui que l’on calcul pas… juste le hasard

 

L’oeillade qui marque, qui compte pour deux

Le moment où tu ne choisis pas,

Où le destin commande pour toi

Et là, il te dit tout bas : t’es amoureux

publié dans : Douceur de plumes
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Vendredi 11 avril 2008

Le clown

 

Les yeux du clown, le regard des enfants,

Les yeux du clown, un regard de grand ?

Mais qui se cache derrière ce sourire béant

Quelqu’un de triste, de gai ou juste un marrant ?

Qu’il soit Auguste ou clown blanc,

Son maquillage est bien suffisant,

A masquer ses douleurs du dedans

Sous le chapiteau des faux semblants.

Il trébuche, s’en va chantant, riant,

Rien ne le touche, c’est un esprit d’enfant

S’obligent à penser les autres, les bien-pensants

Les autres,  ceux qui préfère le rassurant

Mais cette barrière qu’il met avec les gens,

Elle est décidée, il en est conscient ?

Et quand il la dresse, est ce sciemment ?

Où la subit il sans réel consentement ?

Qui sait qui est ce clown réellement ?

Qui s’en occupe ? Qui prend ce temps ?

Qui l’écoute ? Qui le regarde vraiment ?

Je ne sais pas mais celui-ci, simplement

C’est l’ami du clown, éternellement.


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Lundi 31 mars 2008

Quelqu’un de bien …. con !

 

Dès mon plus jeune âge,

J’ai cru comprendre l’adage,

Qui laisse entendre que le bon destin

C’est de devenir quelqu’un.

 

Mais sans qualificatif

Le quelqu’un est bien banal

Et moi, en être trop naïf

J’ai pris « bien » comme idéal

 

Vouloir devenir quelqu’un de bien

En voilà une bien noble ambition

Mais le compromis n’existe pas, non

On est soit bien, soit rien

 

Longtemps j’ai accepté les codes

Je me suis plié aux règles bienséantes

Presque de manières négligente

La gentillesse comme simple mode

 

Et puis voilà que tout ce bouscule,

Que toutes mes croyances s’annulent,

Je suis quelqu’un de bien, c’est beau,

Mais on préfère la vie avec les salops.

 

Alors je reste seul avec mon chagrin,

Seul comme le clown triste, le bouffon

Je suis certainement quelqu’un de bien

Mais je suis surtout quelqu’un de bien con !

publié dans : Toutes les larmes de mon coeur
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Dimanche 30 mars 2008

Dans tes yeux,Regard

 

Quand je me vois dans tes yeux,

Je deviens un peu fiévreux,

Mais en même temps très heureux,

Ce moment, ils ne nous le volerons pas, eux !

 

Eux, qui pensent que c’est vraiment risqué,

Qu’il faut fuir les situations compliquées,

Que la vie, la bonne, c’est la stabilité,

Quitte à la traversée mal accompagnée !

 

Quand je me vois dans tes yeux,

Je sais bien que tout çà, c’est du flan…

Que nous deux, c’est fort, c’est sérieux,

Que notre amour, c’est le vrai : le grand !

 

Mais, tu me laisses encore seul,

Seul avec mes pensées, avec mon cahier

Plus personne avec qui partager

Juste mes pages blanches pour linceul !

 

Quand je me vois dans tes yeux,

J’aimerais pouvoir jeter les encres, les deux

Celle qui me stabilisera face à ce doux miroir

Mais aussi pour ne plus écrire mon désespoir

 

Quand me verrais je dans tes yeux ?

publié dans : Toutes les larmes de mon coeur
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Samedi 29 mars 2008

Soir, désespoir…

 

Ce soir,

Je me noie, je coule,

Emporté par une larme de fond,

Sur ma joue, elle roule, elle roule,

Elle, née dans mon cœur, au plus profond

 

Ce soir,

J’aimerais savoir où tu te caches

Inconnue, maîtresse de mon cœur

Savoir vers où me diriger sans relâche

Pour te rencontrer enfin mon âme sœur,

 

Ce soir,

J’ai les sens interdits…à redéfinir !

J’enivre mes doigts de ton souvenir,

J’aveugle mes lèvres de ta pensée,

J’assourdis mon nez de ton toucher

 

Ce soir,

Le coté vain de ma quête m’effraie,

Mais je ne l’abandonnerais jamais

Cette philosophie, cette recherche du bonheur

Quitte à lui sacrifier mes minutes et mes heures.

 

Ce soir,

Comme tous les soir,

Je t’attends…

publié dans : Toutes les larmes de mon coeur
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Mardi 25 mars 2008

Nous, sans toi...

 

Nous, sans toi...

On va continuer de vivre,

De dérouler notre propre livre,

Car refuser le bonheur

Serais oublier tes valeurs

 

Nous, sans toi...

On va continuer de rire,

De rien, de tout...du pire,

Car renier les moments de plaisirs

Serait trahir ton souvenir.

 

Nous, sans toi...

On partira toujours dans nos délires,

On imaginera toujours de grands jeux,

Car prendre la vie au sérieux,

T'as raison, y a rien de pire.

 

Nous, sans toi...

On va continuer d'espérer,

On va continuer de rêver,

Car rêver, même sans toi,

C'est continuer tes combats

 

Nous, sans toi...

On va assumer nos choix,

On va continuer de penser,

Car ne plus être engagé

Ce serait abandonner ta voie.

 

Nous, sans toi... 

ou plutôt non...

nous jamais sans toi,

Car, toujours, tu resteras là,

Avec tout ce qui fait ta force à toi,

Merci et à bientôt... NICOLAS.

 


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Mercredi 19 mars 2008
undefinedJe me souviens... Lilou,

 

Je me souviens d'octobre 2006,

ou plutôt, je ne m'en souviens pas !

Ce que je me souviens de ce mois d'octobre,

Moi, c'est le 20...

Je ne me souviens pas de la météo !

Était-elle clémente, a-t-il fait beau ?

Je ne me souviens pas de l'actualité !

Un homme célèbre est mort ? Une catastrophe naturelle ?

Ce que je me souviens de ce mois d'octobre,

Moi, c'est le 20...

Je ne me souviens pas de mon emploi du temps !

Ai je beaucoup travaillé ?

Je ne me souviens pas de mes week-ends !

Etaient ils chargés ?

Ce que je me souviens de ce mois d'octobre,

Moi, c'est le 20...

Oh oui, le 20, je m'en souviens !

Je me souviens de la nuit blanche à attendre le jour,

Je me souviens de l'excitation des derniers préparatifs,

Je me souviens des sourires des infirmières,

Je me souviens de l'impatience dans le vestiaire,

Je me souviens de la blancheur des lumières,

Je me souviens de l'odeur du bloc,

Et surtout je me souviens de tes pieds, de tes mains,

De tes premiers instants !

De l'empressement des sages femmes,

Des questions de ta maman,

De ma joie, de ma joie, de ma joie,

Je ne me souviens pas d'octobre 2006,

Mais qu'est ce que je me souviens du 20 !

par Luc publié dans : Pensées de papa
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